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la justice du ciel

 
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Luc
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MessagePosté le: Dim 11 Juin - 00:30 (2017)    Sujet du message: la justice du ciel Répondre en citant

Réveillez-vous !   
La justice du ciel 
11 juin 2017 
Le sujet vous semblera macabre ou sentencieux mais c’est un point qu’il faut aborder pour bien comprendre les tenants et les aboutissants des actes qu’on accomplit dans la vie et leurs conséquences ensuite. Évidemment, si je parle de cela, ce n'est pas parce que je considère ceux qui pourraient me lire comme des bourreaux, c'est parce que la justice, c'est une question importante et que vous connaissez la justice de la terre, vous savez comme elle est imparfaite et ne guérit pas les peines des victimes. Et vous attendez celle du ciel, en vous disant qu’elle, elle sera juste.  
Qu’est-ce que la justice au ciel ? Et qu’est-ce qu’une justice juste ? Nelson Mandela en avait fait une approche méritoire, après l’apartheid, en créant les tribunaux où les victimes principalement noires venaient témoigner de ce qu’elles avaient subi devant leurs bourreaux. Avec cette idée très lumineuse qui était que les coupables de ces exactions pouvaient obtenir leurs amnisties s’ils faisaient des confessions réelles de leurs agissements et s’ils pouvaient prouver qu’ils avaient agi sous les ordres de leurs supérieurs. 
Ceci avait un grand mérite : ne pas abaisser les nouveaux juges au triste niveau des anciens. Et ne pas pousser les nouveaux maitres du pays à agir aussi mal que leurs prédécesseurs, actes qui auraient donné lieu à des souffrances renouvelées, de nouveaux procès, et ainsi de suite. Ce concept de Nelson Mandela avait ceci de génial et de novateur que la paix qui s’est instaurée dans son pays n’aurait pas pu voir le jour sans cela. Ce concept s’imposait car il était le seul qui se puisse trouver pour éviter une interminable guerre civile.  
Cette méthode avait aussi l’insigne avantage de démontrer que  les noirs, considérés si longtemps comme des êtres très inférieurs, pouvaient agir de façon plus élevée, noble et intelligente, bien plus que ce qu’auraient pu faire les blancs dans la même situation. Lesquels avaient prouvé la chose avant, puisque c’était parce qu’ils avaient peur qu’ils avaient agi si mal. Peur de leur infériorité numérique. Et cette peur leur avait servi de levier et de justification inconsciente pour commettre tous ces crimes. Ils avaient fait face à leurs peur avec de la violence. Les noirs, eux, allaient pouvoir faire face à leurs peurs, à leurs douleurs, avec des oreilles ouvertes, un cœur, une âme.  
Mandela montrait là, sans dédain aucun et d’une manière imparable, que ces « sous-hommes » noirs étaient capables de dépasser de loin les blancs et même de leur donner l’exemple ! Quelle éclatante revanche, sans humiliation pourtant, puisque tout exemple est une invitation, non une condamnation.  
Mais il y avait deux écueils à cette approche. Comme les nazis avant les coupables sud africains, n’importe qui pouvait avouer tout ce qu’il voulait et rejeter la responsabilité sur ses chefs. Donc, agir par opportunisme, pour obtenir l’amnistie (qui est une forme de pardon), et non pas par acte sincère de demande de pardon.  
L’autre écueil était qu’il n’y avait pas réparation. Or, un pardon n’est pas entier sans réparation. 
Alors quelle justice existe au ciel, qui soit meilleure que celle-là, qui fasse comprendre en profondeur à un agresseur le mal qu’il a fait, qui lui fasse demander sincèrement pardon et réparer ?  
Voici un premier élément de cette justice. Prenez un bourreau nazi, justement. Il faut comprendre ce qui arrive, le jour où il passe de vie à trépas. Son corps est mort, mais pas son âme. Pas plus que les âmes de ceux qui ont été ses victimes. Elles sont toutes là, le jour de sa mort, il ne peut leur échapper ni s’en cacher. Elles ne lui font rien. Ne le lynchent pas : il est déjà mort !... 
Elles attendent qu’ait lieu la justice du ciel. En l’occurrence, le bourreau, maintenant qu’il n’a plus de corps, se trouve dans la connaissance globale. Celle-là même qui fait qu’il ne peut se cacher et que tout ce qui le concerne est connu de tous, instantanément, en un regard. S’il ne peut pas se cacher des autres, il ne peut pas plus se cacher à lui-même. Le voilà en face de ce qu’il a fait subir. Il sent les douleurs qu’il a infligées, elles lui sont révélées à chaque regard qu’il porte sur ceux qui l’entourent, puisqu’eux non plus ne peuvent rien cacher. Plus personne n’a de secret pour personne.  
Il ressent ces douleurs comme si c’était dans sa chair. Les tortures qu’il a infligées, il les reçoit avec la même conscience, la même acuité que s’il était dans un corps. Personne ne le poursuit, personne ne le juge, il est seulement en face de ce qu’il a fait, il le prend en lui. Il va vivre toutes les souffrances infligées à autrui. Et s’il les a faites sciemment, en riant, en s’en délectant, il les vivra au centuple. Non pas parce qu’un juge l’y condamnerait, mais parce que c’est son J’aime qui fait justice.  
Au bout d’un temps, toutes ce victimes qui l’entourent, parce qu’elles sont dans la connaissance globale aussi, ressentent également les souffrances que le bourreau traverse. Pour lesquelles il est impossible qu’il ne demande pas sincèrement pardon, parce que subir ses souffrances à soi, celle de la torture, c’est terrible, c’est insupportable, mais subir dans le même temps celles de tous les autres, c’est une chose qui dépasse complètement l’entendement, même quand on est sur le chemin du ciel ! 
Alors les victimes demandent à ce que cela cesse. Par compassion, et pour que la douleur ne se propage plus. Elles l’ont vécue dans leur chair et parfois leur âme, sur la terre. Elles voient le coupable la recevoir. Et elles la ressentent à nouveau. Elles n’en veulent plus. Ni pour le bourreau, ni pour elles. Alors elles la font cesser. Et elles sont apaisées parce qu’elles ont partagé la souffrance, la peine. Elles savent que le bourreau sait enfin ce qu’il a fait, et que c’était le mal. Et ce sont elles qui délivrent le bourreau. Pour que le cercle de la souffrance disparaisse. Et pour aller dans la paix.  
Le fait que le bourreau ait vécu la souffrance, exactement celle qu’il a infligée, est un début de réparation en soi. Car c’est dire : « Je comprends et je prends à mon compte tes souffrances », ce qui est le commencement de la marque réelle du respect.  
La suite de la réparation, c’est, après cela, lorsque le bourreau, en s’incarnant ou depuis le ciel, fait œuvre d’amour envers ceux qu’il a fait souffrir, toute sa prochaine vie et peut-être même toutes les suivantes, selon l’importance de ses actes mauvais. 
  Un bourreau est une personne qui toujours, restera au service du bien qu’il faut faire pour effacer le mal. Parfois, elle y parvient. Mais bien souvent, la tâche lui semble incommensurable.
 
Marie 
 

_________________
La vie, ça sert à faire de la lumière dans le noir.


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MessagePosté le: Dim 11 Juin - 00:30 (2017)    Sujet du message: Publicité

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